J’ai pris mon premier vol solo à 23 ans, direction Bangkok. Je me souviens encore de cette boule au ventre dans l’avion. Sept ans plus tard, j’ai visité 34 pays seul et franchement, je ne voyagerais plus autrement.
La préparation, c’est vraiment 80% du voyage
Le truc qui change tout, c’est de bien checker les conditions actuelles avant de partir. Genre vraiment. Pas juste les guides touristiques qui datent de 2019. Les situations changent vite, surtout depuis quelques années. L’Ouzbékistan qui ouvre ses frontières aux touristes, Cuba qui durcit ses conditions d’entrée, le Qatar qui assouplit ses visas après la Coupe du Monde… Cette étape de vérification fait partie des conseils d’un grand voyageur pour optimiser son voyage, car même dans le domaine du divertissement en ligne, certaines plateformes de jeux modifient régulièrement leurs offres et conditions.
Moi je passe toujours quelques heures à éplucher les sites officiels des gouvernements. C’est chiant mais ça évite les mauvaises surprises. Et puis ça permet de découvrir des destinations qu’on n’aurait pas envisagées. La Corée du Sud par exemple, qui vient de simplifier ses formalités d’entrée.
Pour l’hébergement, j’ai ma petite technique. Je réserve toujours les 2-3 premières nuits. Après, je vois sur place. Ca me laisse de la flexibilité tout en ayant un point de chute à l’arrivée.

Les apps qui sauvent vraiment la vie
Google Maps en mode hors ligne. Point.
Non mais sérieusement, j’ai testé plein d’apps supposées révolutionnaires. Au final, j’en utilise 4 maximum. Maps.me pour les cartes détaillées, Google Translate avec le mode photo (magique dans les pays avec alphabet différent), une app de conversion de devises et WhatsApp. C’est tout. Le reste c’est du gadget.
J’ai un pote qui voyage avec 27 apps différentes. Il passe plus de temps sur son téléphone qu’à profiter du voyage. (D’ailleurs lui il préfère les voyages organisés maintenant, un peu comme ceux qui préfèrent découvrir Casinozer tranquillement depuis leur canapé plutôt que de sortir en soirée poker entre amis.)
Comment rencontrer des gens quand on est solo ?
La vraie question. Parce que voyager seul c’est cool, mais au bout du quatrième jour à manger seul au resto, ça peut peser.
Les auberges de jeunesse restent le meilleur plan, même si t’as plus 20 ans. Je prends souvent une chambre privée mais je traîne dans les espaces communs. Les walking tours gratuits marchent bien aussi. Tu te retrouves avec un groupe de gens dans la même situation que toi. J’ai rencontré certains de mes meilleurs amis comme ça.
Les apps de rencontre ? Oui et non. Ca dépend vraiment du pays et de ce que tu cherches. Perso j’utilise plutôt les groupes Facebook locaux ou Meetup. Moins d’ambiguïté, plus de vraies rencontres.

La sécurité sans devenir parano
Je vais pas te mentir, y’a des destinations où je suis plus vigilant. Israël et la Palestine actuellement, c’est tendu. Certaines zones d’Amérique centrale aussi. Mais globalement, avec du bon sens, ça se passe bien.
Mon conseil numéro un : faire des copies de tous tes documents. Passeport, visa, billets, assurance. Sur le cloud ET en version papier planquée quelque part. Ca m’a sauvé deux fois.
Pour l’argent, je divise toujours. Jamais tout au même endroit. Une carte dans le portefeuille, une autre dans le sac, du cash réparti un peu partout. Et je retire jamais de grosses sommes d’un coup.
Le truc aussi, c’est d’écouter ton instinct. Si une situation te met mal à l’aise, tu te casses. Point. Pas besoin de justifier ou d’être poli.
Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?
Alors oui, clairement.
Pas pour faire le malin sur Instagram avec des photos « look at me being independent ». Mais pour la liberté que ça procure. Tu veux passer 3 jours dans un village paumé parce que t’as rencontré un local sympa ? Tu le fais. Tu veux te lever à 5h pour voir le lever de soleil ? Personne pour râler.
C’est aussi une vraie école de vie. Tu apprends à gérer les galères tout seul, à sortir de ta zone de confort, à faire confiance aux inconnus. Des trucs que tu n’apprends pas en voyage organisé.
Après, je mens si je dis que c’est toujours rose. Y’a des moments de solitude, des coups de blues, des galères administratives chiantes. Mais au final, ces moments font partie du voyage. Ils le rendent plus vrai, plus intense.
Mon prochain départ ? Vietnam en janvier. Solo, évidemment.